Mommyrexie : le refus de grossir pendant la grossesse

Date de publication : 08/06/2016 à 7:52

Si l’idée de grossir pendant votre grossesse vous angoisse, c’est peut-être un signe de « mommyrexie ». Maman vous décrypte ce phénomène.

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« Combien t’as pris ? » Ah, cruelle question que vos copines (enceintes ou non) vous ont posée au moins une fois! Vous avez beau faire attention à ce que vous mangez, votre bidon s’arrondit et votre courbe de poids ne fait que monter. Normal : vous êtes enceinte ! Mais si l’idée de grossir vous angoisse tellement que vous avez carrément décidé de vous mettre au régime durant votre grossesse, alors c’est peut-être un signe de « mommyrexie ». Maman vous décrypte ce phénomène.

 

Vous êtes enceinte

Votre test de grossesse est positif ? Génial, vous allez devenir maman ! Moins génial, vous pouvez dire adieu à votre corps de sirène ! Mais nous avons une bonne nouvelle pour vous : prendre des kilos au cours de la grossesse est tout à fait... NORMAL.

Si vous êtes enceinte et que vous mangez à votre faim – non on ne mange pas pour deux ! – alors tout va bien. Mais si vous faites partie des femmes enceintes qui n’osent plus rien avaler, et que la peur de grossir tourne à l’obsession, c’est peut-être annonciateur de pregorexia ou « mommyrexie ».

 

La mommyrexie. Kezako ?

Contraction de « mommy » (maman en anglais) et « anorexie », la « mommyrexie » est un phénomène qui touche de plus en plus de femmes enceintes qui mettent tout en œuvre pour rester mince durant leur grossesse. Elles ont tellement peur de grossir, ou de ne pas réussir à se débarrasser de leurs kilos après l’accouchement, qu’elles n’hésitent pas à s’imposer un régime draconien durant leur grossesse (déjà qu’en temps normal nous on n’y arrive pas…).

Cette tendance à vouloir mincir à tout prix chez les futures mamans inquiète les professionnels de la santé. Les femmes « mommyrexiques » seraient de plus en plus nombreuses. Or, se mettre au régime quand on est enceinte n’est pas sans risque pour la santé du bébé. La sous-alimentation entraîne des carences en vitamines et minéraux, essentiels au bon développement de bébé. Ce trouble alimentaire peut même entraîner des complications, comme un accouchement prématuré.

 

Comment expliquer cette quête effrénée de la minceur chez les femmes enceintes ?

Le malaise trouve sans doute sa source dans la presse people : les futures mamans prennent pour modèle des stars enceintes qui exhibent fièrement leur grossesse à coup de ventre (plat) à l’air. Outre Victoria Beckham (+7 malheureux kilos) ou Kate Middleton, le mannequin Sarah Stage a suscité l’inquiétude des internautes en publiant sur Instagram un petit ventre caché sous une tablette de chocolat – celle-là même que vous vous êtes enfilée hier soir en regardant « The Voice » à la télé – alors qu’elle était enceinte de huit mois. C'est ce qu'on appelle désormais fit pregnancy.

Voir dans Google : "Fit pregnancy Instagram".

 

Mais combien de kilos peut-on prendre, au juste ?

Les professionnels de santé s’accordent généralement à dire qu’une prise de poids « normale » au cours de la grossesse se situe entre 9 et 12 kg. Maintenant, vous connaissez la moyenne de référence. Mais attention, il s’agit seulement de repères et non de chiffres absolus. Car face à la prise de poids, les futures mamans ne sont pas égales. Certaines vont pouvoir dévorer le pot de pâte à tartiner sans prendre un gramme (si on vous le dit), tandis que d’autres auront beau se contenter de fruits et légumes, les kilos s’installeront quand même.

 

Alors, comment contrôler sa prise de poids pendant la grossesse ?

D’abord, sachez qu’on ne contrôle rien ! En revanche, on peut agir en faisant preuve de bon sens. Pas question de se priver quand votre ventre crie famine (à l’intérieur de votre bidon, votre grumeau crie famine aussi). Et pas question non plus d’écouter la (petite) voix de belle-maman vous souffler ce vieil adage d’une autre époque: « Quand on est enceinte, on mange pour deux !» Non.

Faites preuve de bon sens, on vous dit. En cas de doute, vous pourrez toujours demander conseil à votre gynéco (qui ne manquera pas de vous dire ce qu'il pense dès que vous monterez sur la balance).
 

 

 

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