Nos conseils pour une parentalité positive

Date de publication : 29/02/2016 à 10:36

Isabelle Filliozat, psychothérapeute, conférencière et auteure, nous guide sur le chemin de l’éducation positive.

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Que faire quand votre enfant refuse de s’habiller avant de partir à la crèche ? On hurle à pleins poumons ? On pleure d’impuissance ? Et si, tout simplement, on apprenait à être plus positif ? Isabelle Filliozat, psychothérapeute, conférencière et auteure, nous guide sur le chemin de l’éducation positive pour une autre approche des rapports parents/enfants.

 

 

Beaucoup de jeunes parents semblent démunis aujourd’hui face à leurs enfants. Quel serait le modèle d’éducation à adopter ?

"Et si nous ne choisissions pas un modèle mais nous adaptions plutôt dans l’ici et maintenant aux situations ? Nous aimerions que les choses soient faciles, que l’on puisse appliquer des recettes, avoir des modèles. On est plus heureux quand on crée sa propre façon de faire que lorsqu’on applique un modèle !"

 

Comment faire comprendre en douceur à un enfant qu’il y a des règles et des impondérables dans la vie ?

"C’est le grand défaut des parents d’aujourd’hui, nous voulons « faire comprendre » à un enfant qui n’en a pas encore les capacités neuronales.

En revanche, nous croyons souvent que les enfants n’aiment pas les règles. C’est faux ! Ils adorent les règles. S’ils s’opposent, c’est que la plupart d’entre nous imposons des limites et des interdits en lieu et place de règles. Or tout humain s’oppose à l’interdit et à la contrainte, c’est inscrit dans notre cerveau ! Nous avons notre libre arbitre et besoin de décider. Si l’enfant ne peut « comprendre » il y a tout de même moyen de l’inviter à coopérer. A vrai dire, les enfants coopèrent très volontiers lorsque la connexion est présente. Ils se braquent en revanche lorsque nous sommes stressés, fronçons les sourcils ou haussons la voix. C’est physiologique. Leur cerveau déclenche alors la réaction de stress, qui les immobilise ou les incite à fuir ou à agresser."

 

Peut-on réellement échapper aux rapports de force avec nos enfants ? Quelles solutions pour désamorcer un conflit avec l’enfant ?

"Oui, dans une grande partie. Bien sûr, parfois nous recourrons à la force dans un cas d’urgence vitale, ou pour faire prendre un médicament, bien que là aussi il y ait toutes sortes de techniques et d’approches pour ne pas entrer dans un rapport de force. Au lieu de vouloir désamorcer un conflit, nous pouvons ne pas déclencher de conflit. C’est en effet le plus souvent le parent qui déclenche le conflit, qui se positionne en face de l’enfant au lieu de se mettre à ses côtés. Nous exigeons des résultats au lieu d’enseigner à l’enfant comment y arriver. En comprenant comment le cerveau de l’enfant fonctionne, de multiples options s’offrent à nous pour obtenir coopération."

 

Quelles sont les clés d’une parentalité réussie ?

"La connexion ! Le lien, la qualité du lien font la parentalité réussie. Si nos enfants plus tard nous disent qu’ils vous ont toujours trouvé disponible pour eux, s’ils n’ont pas de doute sur l’amour inconditionnel que nous leur portons, alors nous pourrons nous dire que nous avons réussi."

 

Une astuce quand rien ne va plus ?

"Oui, le, la prendre dans les bras pendant au moins vingt secondes. Ça calme tout le monde. Lui (elle) et nous !  Après, on peut réfléchir ensemble si l’enfant est suffisamment grand, et s’il est petit, nous aurons récupéré l’usage de notre cerveau et pourrons de nouveau l’utiliser pour penser."

 

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Punitions, fessées, menaces n’ont pas d’effet positif sur les enfants. Par quoi peut-on les remplacer quand on se sent impuissant ?

"L’idée est surtout de ne pas aller jusqu’à l’impuissance ! On est fatalement confronté à toutes sortes de situations d’impuissance lorsque nous utilisons les ordres, les punitions, la contrainte, les jeux de pouvoir. Quand on utilise les outils de la parentalité positive, la connexion, le jeu, le rire, les choix, un seul mot, l’entrainement des compétences, la gestion du stress… on a davantage de pouvoir sur les enfants, ils ont envie de nous suivre et se montrent étonnamment coopératifs."

 

 

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